Le séisme de l’Aquila, Italie, 2009 : Différence entre versions

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Version actuelle en date du 3 octobre 2014 à 14:49

AIRT « Démarche REX Catastrophes »

Présentation du territoire

L'Aquila est la capitale de la région des Abruzzes, qui se situe dans le centre de l'Italie, entre les villes de Rome et de Pescara. Située dans la zone montagneuse des Apennins, la ville, qui fait preuve d’une activité économique relativement importante, abrite plus de 72 000 habitants dont 27 000 étudiants.

La proximité de la montagne et du parc naturel du Gran Sasso favorise le développement du tourisme tourné vers la nature et les sports d'hiver. La ville présente également un riche patrimoine culturel, de nombreux monuments historiques, et des équipements socio administratifs importants : hôpitaux, facultés, tribunal de grande instance, prison, etc.

En outre, on note la présence de quelques barrages hydro-électriques de taille moyenne à importante.

A.bmp B.bmp

   A. Vue générale de l’Aquila
   B. Monument historique du centre ville


La région des Abruzzes est une région sismique active. Elle a subi plusieurs séismes importants au cours des trente dernières années dont celui d'Avezzano (1915) qui a fait plus de 32000 morts. Les risques liés à cette activité sismique correspondent majoritairement à l’effondrement de constructions accompagné de phénomènes géologiques potentiellement induits tels que la liquéfaction des sols, la chute de blocs ou encore les glissements de terrain. Des effets indirects tels que les incendies menacent également la région.

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  C. Sismicité instrumentale  de l’Italie 


Alors que le risque sismique recouvre une large partie du territoire, on estime que seules les constructions érigées après 1980 seraient dotées d'une conception parasismique réellement efficace. Dans la région des Abruzzes, même si l’on observe des mesures de prévention sur certaines constructions comme les ponts, de nombreux défauts de construction ont été relevés dans la structure des bâtiments. Cela inclut les plus récents pour lesquels les règles parasismiques n’ont visiblement pas été appliquées, comprises ou contrôlées.

L'Italie, souvent exposée au risque sismique, bénéficie de mesures importantes de sensibilisation de la population (stratégies préventives pour certaines habitations, trousses de premiers secours, lampes torches, radios...) et d'un niveau de préparation remarquable des autorités. Et ce à toutes les échelles territoriales : compétence et formation des pompiers et de la sécurité civile, organisation des secours, stocks de tentes d'hébergement d'urgence, documents et procédures pour les diagnostics d'urgence et les renforcements provisoires, etc.

Présentation de l'évènement

Le séisme de l’Aquila a frappé l’Italie le 6 avril 2009 à 3h32 heure locale. De magnitude 5,9 sur l'échelle de Richter, il a été ressenti jusqu'à Rome, distante de 110km. Il s'est produit à faible profondeur de 10km et correspondait à un mécanisme de faille normale (régime extensif) avec un glissement moyen de l'ordre de 60cm selon la direction NE/SO. La secousse principale, qui a atteint 40 à 50 secondes par endroits, a eu tendance à agresser préférentiellement les constructions rigides de faibles hauteurs.

N’ont été observés que très peu de glissements de terrain en masse et aucune liquéfaction de sol. En revanche, de nombreux éboulements des couches de surface et chutes de blocs de grandes dimensions ont été relevés (notamment sur la route de montagne SS80 et sur le village de Fossa). Ont également été notés quelques effondrements impressionnants de cavités souterraines dans le centre ville de l'Aquila.

D.bmp E.bmp

  D. Chutes de blocs sur le village de Fossa
  E. Éboulement de surface sur le tracé de la SS80

Plus de 10 000 répliques ont été recensées au cours de la 1ère semaine suivant le premier tremblement, dont deux de magnitude supérieure à 5,4. Bien que d'intensité inférieure, ces secousses ont été très destructrices, frappant des constructions déjà affaiblies.

Plus de 36 villes et villages tels que l'Aquila, Onna et Fossa ont été sérieusement endommagés et ont dû être évacués dans des conditions météorologiques particulièrement rigoureuses (grand froid et pluies fréquentes, avril 2009). Près de 70.000 sans-abri ont été déplacés, dont 6.000 étaient encore logés dans des camps de toile à l'arrivée de l'hiver. L'activité économique de la région a été fortement ralentie pendant plusieurs mois.

Cinq mois après la catastrophe, le bilan humain s'élevait à 308 décès, 1 180 blessés et 11 disparus. Sur le plan matériel, on recensait 15 000 bâtiments détruits, 10 000 autres à démolir ou à réparer, représentant un coût total de 3 milliards d'euros.

Problématiques majeures retenues

Les spécialistes, sur la base des rapports scientifiques et des divers retours d'expérience, ont pu faire émergé un certain nombre de problématiques majeures. Celles qui ont été retenues dans le cadre de cette synthèse traitent plus particulièrement de :

  • la vulnérabilité du bâti et des constructions vis-à-vis du phénomène vibratoire et des conséquences induites par chutes de blocs,
  • l'organisation des secours et la gestion de crise,
  • le relogement des populations à court, moyen et long terme.

Enjeux du territoire en matière de vulnérabilités

Habitations

L'urbanisation de la ville l'Aquila se caractérise par un centre historique ancien composé de bâtiments en maçonnerie de pierres, à trois ou quatre niveaux. Les îlots sont relativement denses et compacts, sans joints entre les constructions C'est sur ce type de bâti que les dégâts ont été les plus importants. En périphérie, on trouve des bâtiments d'habitations collectives de dimensions plus importantes et généralement construits en ossatures poteaux poutres en béton armé avec remplissages en maçonnerie, le plus souvent en briques creuses. Selon les cas, les dégâts ont touché davantage les éléments structuraux en béton ou les remplissages et parements. A noter que certaines constructions, bien que très récentes, ont subi des dommages considérables.

Les villages alentour, pour la plupart construits en pierre, ont proportionnellement subi les dégâts les plus importants et les victimes les plus nombreuses. Ce qui peut également s’expliquer du fait d'une concentration des premiers secours sur les zones les plus urbanisées. En outre, le village d'Onna a été détruit à 70% après la secousse principale et à 90% à la suite des répliques. Le bilan humain s'y élève à 40 morts pour 300 habitants.

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  F. Hôtel Gli Abruzzi, l'Aquila

Monuments historiques

Outre le bilan humain et économique, le séisme de l'Aquila s’est traduit par un grand nombre de pertes patrimoniales, et a confirmé la grande vulnérabilité de ce type de constructions. La population locale étant majoritairement croyante et pratiquante, les effondrements d'églises ont été vécus comme un traumatisme. D'autant plus que le séisme est survenu la semaine précédent Pâques, fête très importante pour les Italiens.

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  G. Préservation du patrimoine historique

Enjeux particuliers

Certains enjeux, bien que de conception récente n'ont pas eu le comportement escompté. L'hôpital San Salvatore a dû être évacué et fermé suite aux dommages structuraux. Le tribunal d'instance, fortement endommagé, a nécessité diverses interventions spécifiques pour récupérer les archives les plus importantes. Si un certain nombre d'installations industrielles se sont effondrées en raison d'une conception parasismique étonnement déficiente et manifestement négligée, les barrages à proximité de la zone se sont plutôt bien comportés, évitant un sur-accident dont les conséquences auraient pu être désastreuses.

Infrastructures routières

La région de l'Aquila est desservie par un réseau routier et autoroutier relativement redondant. Hormis quelques ruptures locales d'itinéraires principalement dues à des effondrements de murs de soutènement et de chutes de blocs, les infrastructures se sont dans l'ensemble bien comportées. Ces bonnes conditions ont permis l’arrivée rapide des secours (plus de 2000 pompiers et 1500 véhicules) en provenance de toute l’Italie.

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  H. Viaduc de desserte de l'Aquila

Actions menées en faveur de la résilience territoriale

Pendant la crise

Le séisme s'est produit à 3h32 du matin, frappant les habitants en plein sommeil et dans l'obscurité. Malgré l'effroi et la désorientation naturellement liés à l'évènement, de « bons réflexes » ont pu être observés ; ce qui témoigne d'une bonne culture du risque sismique: recherche de l'endroit de la maison le plus sûr, sortie rapide des bâtiments, premiers secours portés aux proches et aux voisins, etc.

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  I. Intervention des premiers secours


Au niveau de la sécurité civile, la promptitude et l'efficacité des mesures se sont avérées remarquables, d'abord initiées par les pompiers au niveau local puis rapidement relayées au niveau national (information immédiate des autorités, réunion de l'unité de crise, premières reconnaissances héliportées). Certains habitants des villages voisins ont cependant se sont sentis abandonnés, les premiers secours s’étant mobilisés essentiellement l'Aquila.

Après la crise

Dès 9h00 du matin, un PC de crise « DICOMAC » a été installé près de Copito. Après 24h, 2000 pompiers étaient sur place, 30 camps étaient montés et 48h après, 17.000 personnes hébergées. Au sein du PC de crise, une organisation pyramidale s'est rapidement mise en place, avec des rôles bien définis impliquant largement les acteurs locaux. Les évacuations ont été rapidement organisées puis s'en sont les évaluations de dommages et diagnostics d'urgence. L'objectif était de classer les bâtiments en fonction de leur niveau de sécurité et la possibilité de les réoccuper.

Au fil des opérations, il a été réticence ou barrière psychologique des habitants à retourner chez eux sans opérations de renforcement (par peur des répliques ou traumatisés par l'urgence dans laquelle ils avaient été évacués plus tôt). De nombreux pillages (bijouteries, magasins) ont aussi été relevés.

Réhabilitation, reconstruction

Plusieurs programmes de reconstruction de logements intégrant toutes les normes parasismiques ont été menés sur le territoire de l'Aquila après le séisme (maisons individuelles légères et immeubles d'habitations collectives).

Plusieurs années après le séisme, la vie sociale et l'activité économique de la région n'ont toujours pas retrouvé leur rythme d'avant la catastrophe. Diverses polémiques ont éclatées dénonçant la démagogie, l'inefficacité des autorités politiques italiennes, les prix prohibitifs ainsi que la spéculation immobilière.

Le séisme de l'Aquila aura néanmoins conduit à une révision plus sécuritaire en matière d’évaluation de la sismicité locale. A l'échelle nationale, des fonds importants ont été débloqués pour garantir le renforcement sismique des bâtiments et équipements les plus stratégiques et sensibles (hôpitaux, écoles, casernes).

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  J. Construction, isolateurs parasismiques


Inquiétant d’un point de vue juridique, des experts scientifiques membres de la commission nationale italienne pour la prévision et la prévention des risques majeurs, ont été condamnés à de la prison ferme et à verser des dédommagements de plusieurs millions d’euros. Cela pour avoir tenu des propos « trop rassurants » quant au risque d'occurrence d'un séisme majeur suite aux premiers tremblements qui avaient fortement inquiété la population.

Enseignements

Le retour d'expérience du séisme de l'Aquila revêt un intérêt particulier du fait des parallèles qui peuvent être fait avec la France et notamment les régions PACA ou Pyrénéennes.

Réglementation sismique et construction

Le séisme de l'Aquila a de nouveau mis en évidence le caractère très conventionnel de la prise en compte de l'aléa sismique, qui correspond à l'acceptabilité d'une probabilité de dépassement d'un certain niveau d'évènement (période de retour) ou de défaillance structurelle des constructions ; qui peut être remis en cause à chaque événement majeur. A l'Aquila l'accélération réglementaire a ainsi été dépassée localement d'un facteur 2 à 3. La composante verticale du mouvement et les amplifications de site se sont avérées également supérieures à ce que préconise la nouvelle législation sismique française et la récente norme européenne Eurocode 8.

Ce séisme a montré qu’une construction de qualité respectant les règles parasismiques en vigueur permettait de garantir un bon comportement structural avec une certaine marge de sécurité. Au contraire, les bâtiments ne respectant pas une qualité minimale de béton associée à des dispositions constructives adéquates (comme pour les constructions anciennes en pierre) sont presque systématiquement détruites ou fortement endommagées. De fait, outre le phénomène vibratoire, une grande vigilance doit être accordée aux effets induits tels que les chutes de blocs ; pouvant s'avérer aussi destructrices (voire plus) que le séisme lui-même.

Gestion de crise

Tout d’abord, la bonne tenue et la redondance des infrastructures routières s'est avérée décisive pour l'accès et l'efficacité des secours. Ensuite, la gestion de crise à court et moyen terme par les autorités italiennes et la protection civile ont été particulièrement efficaces en termes d'organisation, de niveau de préparation et de moyens techniques, matériels et humains. En revanche, la gestion à long terme a été controversée par des promesses politiques non tenues, des effets d'annonces, de spéculation immobilière, etc.

Il est difficile de présumer quelles auraient été les conséquences d'une même catastrophe sur le territoire français. Toutefois l'Italie apparaît comme très en avance au niveau européen dans la préparation au risque sismique (moyens humains et matériels mobilisables, procédures pour les diagnostics et renforcements d'urgence, capacité de relogement d'urgence des populations sinistrées, organisation de la gestion de crise, etc.).

Afin de mieux préparer le territoire à l’occurrence d’un tel évènement, certaines leçons peuvent être tirées de l'expérience du séisme de l'Aquila :

  • mieux définir et caractériser l'aléa local ainsi que ses potentielles conséquences,
  • appliquer les règles de construction parasismiques pour les constructions neuves,
  • réduire la vulnérabilité de l'existant : définir des règles plus directives en la matière,
  • sensibiliser les populations au risque : préparation individuelle des habitants, formation des professionnels de la construction,
  • renforcer le bâti endommagé : diagnostic et renforcement d'urgence (méthode, techniques, formation des équipes, matériel et organisation)
  • planifier la gestion de crise : identifier un bâtiment robuste pour abriter le PC, la logistique, les camps d’hébergement d'urgence, les responsabilités de chacun, etc.,
  • identifier les enjeux sensibles (écoles, hôpitaux, archives, prisons, patrimoine culturel),
  • s’assurer de la redondance des réseaux routiers et de la résistance des autres réseaux stratégiques tels que les télécommunications, l’électricité, l’eau, le gaz, etc.,
  • optimiser la reconstruction : réduire la vulnérabilité, délocaliser les enjeux.

Références

Fiche résumé réalisée par Adeline Bordais (CGDD-DRI) sous l’initiative et la relecture de Jean-Michel Tanguy (CGDD-DRI) ; à partir des travaux de la version complète de Denis Davi (CETE Méditerranée, DCEDI, Division Ouvrages d'Art). 21/05/2014.

Références bibliographiques

  • « Mission post-sismique, Séisme des Abruzzes 6 avril 2009 », AFPS 18-25 avril 2009, Sandrine Juster-Lermitte et al, 190 pages et session « Missions post-sismiques » du 8ème Colloque National de l'AFPS (Paris, sept. 2011)
  • JUSTER-LERMITTE S., FOURNELY E., LAMADON T. and JURASZEK N. – Learning from post-earthquake mission following the L'Aquila earthquake, Bull. Soc. géol. France, 2011, t. 182, n°4
  • « Mission post-sismique, séisme de l'Aquila du 6 avril 2009 » - A. Vivier, D. Davi – Bulletin Ouvrages d'Art n°63 (Sétra, mars 2010)
  • « Le comportement des ouvrages d’art et des infrastructures routières lors du séisme de l’Aquila » - D. Davi, A. Vivier, D. Criado – 8ème Colloque National de l'AFPS (Paris, sept.2011)
  • Journée d'échange BRGM « Gestion post-sismique opérationnelle : retours d'expérience et pratiques européennes » (Aix-en-Provence, mai 2012) - Plusieurs exposés sur le REX Aquila, notamment sur les diagnostics d'urgence et la gestion de crise, disponibles depuis le site http://www.crealp.ch/aix_mai_2012/
  • Progettazione Sismica n°3 Sept-Dec. 2009 - Special Issue : « L'aquila, April 6th 2009, 3:32 am » - IUSS Press (Istituto Universitario di Studi Superiori di Pavia)
  • « Socio-Economic Resilience of the L'Aquila Community in the Aftermath of the 2009 Earthquake » - A. Rossi, C. Menna, D. Asprone, F. Jalayer, G. Manfredi (15th WCEE n°2225 – Lisbonne, sept. 2012)
  • « The Italian National Seismic Prevention Program » - Mauro Dolce (15th WCEE Invited Lecture – Lisbonne, sept. 2012)
  • « L'Aquila, 2 month after the earthquake » - film sur le thème de l'expérience du vécu du

séisme - http://aleas.terre.tv/#/fr/prevention-des-risques/reportage/2082_laquila-2-monthsafter-the-earthquake

Personnes consultées

  • Lucie CHEVER - CETE Méditerranée/DREC/Bâtiments et Constructions Durables
  • Étienne BERTRAND - CETE Méditerranée/LRN/Risques Sismiques
  • Sandrine JUSTER-LERMITTE - AFPS
  • Éric FOURNELY – AFPS